Cet extrait, c'est mon directeur de colo qui l'a lu aux enfants, mais aussi à nous, les grands enfants que nous sommes. C'est l'histoire de notre "petit voisin" de Bagdad qui lui n'a pas la chance de pouvoir jouer naïvement dehors. L'histoire est émouvante. Je pense à tous ces petits enfants qui n'ont pas la chance de pouvoir être heureux pendant que les adultes "jouent" à la guerre... Pour les amis de la littérature, c'est une écriture blanche, ce qui rend encore le texte plus touchant à mon goût. Vraiment, nous n'avons pas à nous plaindre de nos situation, par rapport à tous ces malheureux. (Pour info, tous les gamins de la colo, sont restés silencieux pendant cette histoire, touchés par les propos.) Pour les amateurs de film, je vous conseille Persépolis qui traite en partie ce sujet... Donc voilà l'extrait :
"Chaque matin, lorsque je vais à l'école, enfin ce qui reste de mon école car les murs et le toit sont percés comme une passoire, je dois faire très attention, c'est ce que me dit ma mère. Je pense que la tienne te dit la même chose, c'est normal, les mères, elles sont toujours inquiètes pour leurs enfants.
Je suppose que, quand tu traverses la route, tu dois faire attention aux voitures qui passent. Moi, c'est comme toi, mais je dois aussi faire attention aux voitures qui ne roulent pas. Celles qui sont arrêtées, immobiles, avec personne dedans, parce que de celles-là, il y en a tous les jours qui explosent, sans prévenir. Le problème, c'est qu'on ne sait pas distinguer celles qui vont exploser de celles qui sont inoffensives, qui sont de vraies voitures quoi ! "